Fin de l’histoire…

Eh, oui, ceux qui étaient abonnés à la modeste gazette de ce site le savaient déjà. J’ai décidé de me séparer de cette DS20. Coup de tête ? Besoin d’argent ? Santé défaillante ? Lassitude du monde un peu cruel de l’automobile ancienne ? Mais qu’est ce qui se passe ? Je vous devais bien quelques explications, mais brèves.

Il se trouve que depuis 23 ans, je suis à fond dans le monde de la Citroën DS. Avec un objectif fixé dès le départ depuis ma trentième année : rouler un jour dans la voiture de mes rêves et dans un exemplaire en très bon état fonctionnel et offrant une belle présentation (je n’ai jamais envisagé la restauration concours !). 10 ans après l’avoir rêvé, se fut fait : d’abord avec l’ID19b de 1968, celle par qui tout a commencé, puis, il y a 6 ans avec cette DS20. Si le projet de l’ID était plus modeste, parce que j’avais beaucoup à apprendre, celui de la DS était nettement plus ambitieux. Sans vouloir atteindre la perfection d’un état concours (c’est beau à regarder, mais pas vraiment dans ma conception des choses), je souhaitais pouvoir offrir à cette voiture, qui fut très longtemps délaissée, une jolie belle seconde vie.

J’ai la prétention de croire que j’y suis globalement arrivé : avec les travaux que j’ai pu mener moi-même, autant qu’avec ceux que je ne me sentais pas les compétences de faire aboutir, et qui ont été sous-traités. Au final, depuis un an, je profitais sans modération, d’une auto ‘bien sous tous rapports’, avec laquelle j’ai parcouru, au total, pas loin de 20000 kms sans soucis. Enfin, disons plutôt que les nombreux soucis du débuts (moteur anémique, vibrations du train avant, freinage ondulant, fuites variées et diverses) ont tous été solutionnés au fur et mesure.

Départ de la grange, ce 3 août 2017, au quart de tour, comme d’hab !

Mais voilà : arrivé à mon but, en grossissant un peu le trait, je m’ennuie ! Certes, si j’avais décidé de garder cette DS20 plus longtemps, nul doute qu’elle m’aurait gratifié de quelques embrouilles, c’est bien normal à 45 ans d’avoir ses quelques lubies. Soucis qui n’auraient pas manqué de m’occuper un peu. Cette douce perspective n’a pas suffit, pourtant, à me faire changer d’avis. D’autant qu’économiquement, j’ai la faiblesse de penser que je suis au bon tempo pour espérer la vendre au meilleur prix. Et même si il n’est pas question de parler d’investissement, au moins s’agit-il pour moi d’y laisser le moins de plumes possible.

Il y avait aussi le comportement de certains énergumènes que je ne cesse de fuir lors des manifestations d’anciennes. Je les compare souvent à ceux des cours de maternelle (et encore), où l’on joue à celui qui a la plus grosse, la plus belle, la plus d’origine, la plus ‘sortie de grange’. Un au revoir donc à tous ces enc..leurs de mouches qui viennent devant votre auto, et qui cherchent le moindre défaut, et il y en a toujours, bien entendu. L’œil inquisiteur est toujours expert, sans rien connaître de votre parcours… Ça me gavait à un point que je me faisais toujours violence pour y participer, heureusement qu’il y avait le plus souvent une mousse à partager avec quelques potes. En fait, les meilleurs contacts que j’ai pu nouer avec mes DS, c’est bien à la déchetterie de ma ville que j’ai pu les trouver. Car oui, même toute pimpante, j’allais à la déchetterie en DS, tant à la fin, c’était un plaisir de discuter un peu, bon enfant, avec des gens sympas ! Un comble : aucune ordure à proximité, alors que j’en croisais à foison dans des salons bien plus collets montés. Si il y a une moralité à garder, c’est bien celle-là qui me restera !

Mais je m’égare… donc, lorsque vous lirez ces lignes et visionnerez la vidéo juste après, la DS20 ne sera plus mienne. Cela a nécessité quelques mois de patience, mais je n’étais pas du tout pressé. Je confirme, pour les âmes curieuses, que je n’ai pas perdu de plumes, que la DS a trouvé un vrai passionné étranger, qui saura en prendre soin. Par contre voilà encore une DS qui quitte la France et qui, pour la troisième fois de sa vie, change de pays.

Un projet se termine, mais d’autres ne devraient pas tarder à pointer le bout de leur nez. La preuve, je garde de la place au chaud ! Non, le panneau Citroën n’est pas un indice, je m’en suis d’ailleurs (débarrassé) séparé, depuis que cette photo a été prise.

Mais c’est une autre histoire, qui restera mienne. Seul vrai indice, je ne manquerai pas d’air et d’occupation dans les véhicules terrestres que je pense acquérir. En effet, j’ai décidé aussi de sortir un peu de la sphère internet. Il n’y aura donc pas de suite webisée à mon parcours automobile, qui, de toute façon n’a plus rien à voir (ah, ben si quand même un peu) avec celui qui a si longtemps occupé une grande majorité de mon temps libre.

Amusez-vous et profitez bien de vos autos, de vos passions, de vos envies, de vos moments d’évasion !

Et vive les déchèteries !

Tchuss !

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